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Le Reed Organ W. Bell & Co n° 37 094



Je connais maintenant assez bien l'harmonium français mais l'instrument anglo-saxon, que l'on nomme plutôt reed organ, m'est encore peu connu. On m'en proposait un en novembre 2017 chez un brocanteur britannique installé dans la ville de notre résidence limousine : Le Dorat !

Je me suis laisser tenter pour pouvoir étudier de plus près ce type d'harmonium. Cette page rassemble les éléments que j’ai pu rassembler sur mon reed organ et sur sa restauration. J'entends par "restauration" la remise en état et au propre de l'instrument afin qu'il soi présentable et jouable. J'essaierai autant que possible de conserver tous les éléments d'origine (sauf bien sûr les feutres, tissus ou cuirs qui sont à remplacer). Par exemple je réutiliserai au maximum toutes les vis d'origine à leur place repérée lors des démontages. Elles seront désoxydées et polies. Je considère que la restauration d'un instrument ancien ne doit pas forcément le remettre à neuf comme s'il sortait de l'usine !

1 - Description

2 - Registres

3 - Travaux de 2017

4 - Travaux de 2018

5 - La firme Bell & Co



Description

Ce "Reed Organ" (ou harmonium anglo-saxon aspirant) est de type "parlor" avec un seul clavier. "Parlor organ" signifie simplement "Orgue de salon". Le meuble est en noyer massif verni avec des panneaux peints en noir décorés d'arabesques dorées.

La marque est inscrite en lettres dorées sur le fronton de chaque coté des registres :

        


Il a donc été fabriqué au Canada dans la ville de Guelph dans l'Ontario. Il a d'ailleurs un symbole canadien dans nombre de ses ornements sculptés : la feuille d'érable !



Il a été importé à Londres par James G. Stagg & Co.(qui a laissé deux étiquettes dorées pas très discrètes sous les registres) et a suivi ensuite un long parcours indéterminé pour se retrouver en France au Dorat ! (Beaucoup de britanniques se sont installés depuis quelques années dans cette région).

        

Il porte le numéro de série 37 094 gravé derrière le montant droit du meuble

           


Au revers du panneau arrière demeure une notice d'origine sur l'entretien des anches :

 

Contrairement aux pianos, les orgues ne se désaccordent pas pendant de nombreuses années, bien qu'il arrive parfois qu'une anche émette une fausse note ou devienne muette, phénomène causé par de petites particules de poussière ou de saleté adhérant à la languette de l’anche, et empêchant une vibration correcte. Dans ce cas, vérifiez si l’anche est dans la partie avant ou arrière de l'orgue. Dans le premier cas dévissez ou retirez la planche ajourée située sous le clavier, poussez la genouillère d’expression, tirez le registre qui ouvre l'ensemble des anches dans lequel se trouve celle qui est défectueuse, puis avec un crochet à anches (Qui est fourni avec chaque orgue, et sera trouvé en dessous près de la genouillère d’expression) retirer l’anche et la nettoyer de toute obstruction qui pourrait avoir causé le problème. Si l’anche est dans la partie arrière de l'orgue, retirez le panneau arrière en tournant les deux boutons en bois en haut et faites comme ci-dessus.
Au cas où une anche se briserait, une chose très rare, sortez-la et envoyez-la nous, avec l'octave correspondante, en nous donnant le numéro de série de l'orgue, et par retour de courrier nous serons heureux de vous envoyer une anche parfaite.
Gardez toujours l'orgue au sec et évitez la chaleur excessive ou l'humidité, et si quelque chose de sérieux arrivait, seule une personne qualifiée peut réparer, et si une telle personne ne peut être trouvée, une lettre qui nous sera adressée recevra une rapide attention.
W.BELL & CO. Guelph, Canada.

Disposition des registres

Les étiquettes des registres sont partiellement ou complètement effacées. Il sera nécessaire de les remplacer. Mais avec celles qui sont lisibles, et en comparant avec la disposition des orgues W.Bell présentés sur la base de la Reed Organ Society, on peut donner la composition de cet instrument :

Dans l'ordre des registres de gauche à droite :
- Diapason 8' - Dulcet 8' - Sub Bass 16' - Bass Coupler - Vox Humana - Forte - Treble coupler - Echo 8' - Celeste 8' - Dulciana 8'- Melodia 8'

- 2 genouillères :
    - à gauche : Grand Organ qui appelle les 4 demi-jeux et les deux coupleurs d'octaves
    - à droite :  Swell qui règle l'ouverture des 2 volets d'expression

Cet instrument comporte 11 registres pour 4 demi-jeux. La Sub Bass de 16' ne compte que 13 notes (une seule octave de do à do) et il y a donc 107 anches dans cet instrument..

Les séries d'anches libres sont disposées ainsi :

 A l'arrière gauche : Sub Bass de 16'                          A l'arrière droit : Celeste 8' (ou Echo de 8')


 A l'avant gauche : Diapason 8' (ou Dulcet de 8')              A l'avant droite : Melodia 8' (ou Dulciana de 8')

Le clavier de 61 notes (cinq octaves) s'étend de fa à fa

La coupure entre basse et dessus s’effectue entre sol # et la dans la 3ème octave ! (disposition curieuse mais fréquente chez les facteurs canadiens à cette époque)

Je n'ai pas encore mesuré le diapason, mais il est en général supérieur à 440 sur ces instruments (souvent 452 Hz ?)

Son numéro de série 37 094 permet, grâce aux numéros de séries enregistrés sur la base de données de la Reed Organ Society, de dater sa construction vers 1887.

Cela correspond à la date inscrite sur une des touches du clavier : 06/02/87 ce qui doit se lire 2 juin 1887.

De plus, on trouve sur les encadrements métalliques des pédales l'inscription :

  

PAT 'D FEB 24.1887
MOUSE PROOF PEDAL

Ce brevet de Bell pour des pédales étanches aux souris (!) est du 24/02/1887. Il s'agirait donc d'un des tous premiers instruments à être équipé de ces pédales.

Registres

Contrairement à l'harmonium français, un jeu peut-être utilisé par plusieurs registres aux noms différents. Seule la quantité d'air aspirée les distinguent en changeant quelque peu leur timbre. Ainsi le Diapason et le Dulcet ouvrent le même jeu mais avec très peu d'air pour le Dulcet. On retrouve ainsi le pragmatisme (ou le coté vendeur) nord américain : 11 registres avec à peine 2 rangs d'anches ! (cela me rappelle la composition des orgues de cinéma qui possédent plusieurs claviers, plusieurs dizaines de registres et seulement 4 ou 5 séries de tuyaux !).

En bleu la description des jeux donnée dans un catalogue Bell de 1914 !

            - Diapason 8' : Jeu de 8'. C'est le jeu de base de l'instrument dans la basse. A very smooth pipe-like set in the bass.
            - Dulcet 8' :  Diapason atténué. A soft stop on the Diapason.

            - Sub Bass 16' : Jeu de 16' d'une seule octave dans la basse. A set of very heavy reeds in the bass, full, round and powerful.

            - Bass Coupler : Accessoire actionnant les octaves graves dans la partie basse. Operates only on the bass and draws the reeds an octave lower than the one played.

            - Vox Humana : Accessoire provoquant une sorte de trémolo en actionnant un moteur pneumatique faisant tourner rapidement un volet de bristol à l'arrière de l'instrument du coté des dessus (ici la Celeste).
              Is a fan revolving rapidly, imparting a peculiar wavy tone in the treble reeds. A great improvement on the old Tremolo.

            - Forte : Accessoire ouvrant le volet d'expression arrière (Sub Bass et Celeste). Acts as a swell and thus increases the power.

            - Treble coupler : Accessoire actionnant les octaves aigues dans la partie dessus. Operates only on the treble and draws the reeds an octave higher than the one played.

            - Echo 8' : Celeste atténuée. A soft stop on the Celeste.
            - Celeste 8' :  jeu ondulant de 8' dans le dessus. A set of treble reeds tuned a little sharp, which produces a charming effect.

            - Dulciana 8' :  Melodia atténué. A soft stop on the Melodia.
            - Melodia 8' : jeu de 8'. C'est le jeu de base de l'instrument dans le dessus. A corresponding set of Diapason in the treble.

Il s'agit donc d'un petit modéle, mais avec une composition originale. Les modéles à 11 registres les plus courants ont un 4' dans la basse qui est ici remplacé par la Sub Bass de 16' (qu'on trouve plutôt sur les instruments à 3 ou 4 rangs d'anches) ! J'ai hâte de voir comment cela sonnera ? Il n'y a donc pas de 4' non plus dans les dessus mais cela peut-être compensé par l'utilisation du Treble Coupler.



Travaux de 2017

Novembre 2017 :

Achat et déménagement de l'instrument au Dorat le 4/11/2017


État de l'instrument à la livraison :

 

Meuble propre mais poussiéreux. Clé du couvercle perdue.

La soufflerie semble encore opérationnelle !

En actionnant la soufflerie, l'instrument joue assez fort, les registres semblant inopérant comme si le plein jeu restait coincé !

Les dernières touches do, do#, ré, mi, fa ne donnent aucun son.

Les coupleurs d'octave sont opérationnels.

La Vox Humana fonctionne (le moteur tourne !) : Ce dispositif propre aux Reed Organs est constitué d'un moteur pneumatique faisant tourner 2 ailettes de carton perturbant l'arrivée d'air aspiré par les anches. On obtient ainsi une sorte de trémolo.
Vu l’âge de l’instrument (130 ans) on peut considérer que l’état général est correct, ce qui s’explique certainement par une conservation dans une habitation plutôt que dans un débarras humide. Il s'agit d'un instrument d'appartement et non d'un instrument d'église.

 

Premiers travaux :

 Démontage de l'instrument : Contrairement à l'harmonium français où tout se démonte quasiment sans tournevis au moyen de verrous, ici tout est vissé ! Heureusement les vis ne sont pas trop rouillées et s'enlèvent aisément.

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Au fur à mesure du démontage beaucoup de poussière très ancienne ! Mais en enlevant les dernières touches du clavier (justement celles qui sont muettes !) apparaît un dépôt de sciure de bois beaucoup mois ancienne ! Plus inquiétant !!! Heureusement les dégâts semblent limités et localisés au bois tendre des touches de la dernière octave. Cette attaque semble assez récente, mais trois touches sont fortement abimées en queue et devront être restaurées. Un passage au xylophène est urgent ! Sur la photo on aperçoit une partie du coupleur d'octave des dessus (noyé dans la poussière). Ensuite dépose du cadre du clavier. On aperçoit sous le cadre les barres fixées par des charnières de toile qui soulèvent les planches des coupleurs.

               

                 

        

Maintenant le sommier est libéré et peut-être déposé. On aperçoit sur la droite du sommier quelques pilotins complètement ou partiellement enfoncés. En fait la course de ces pilotins est très faible mais pas bloquée, et si on force un peu on fait sauter la soupape en-dessous du sommier. Désormais je manipulerai ces pilotins avec modération ! En dessous du sommier,la soupape qui avait sauté, l'alimentation et la soupape de la Vox Humana :

 

            


Sur le coté du sommier on peut comprendre l'action des registres sur ces 3 leviers (identiques à droite et à gauche du clavier) : Le levier supérieur permet de relever la barre qui elle-même soulève la planche d'un coupleur. Le levier de gauche permet d'ouvrir le volet du jeu d'anche situé à l'avant (Melodia) et celui de droite pour le jeu à l'arrière (Celeste). Le mécanisme de tirage des registres permet d'enfoncer soit complètement, soit partiellement ces leviers (ce qui permet d'obtenir 2 registres avec le même jeu). La barre métallique couchée en dessous peut se relever quuand on actionne la genouillère de gauche (Grand Organ) et force la montée des 3 leviers.
Sur la photo à coté, il ne reste dans le buffet que la soufflerie cachée pour le moment par  la planche de base faisant la liaison avec le sommier. Là encore on a un joli petit tas de sciure de bois au même emplacement ! Pour être arrivée là, elle a du obligatoirement traverser les anches et probablement les obstruer. Ceci explique probablement les notes dans l'aigu qui ne parlent pas ! Le nettoyage des anches s'imposera de toute façon.

         


Les seuls travaux réalisés en Limousin seront donc ce démontage assez complet de la mécanique, et un bon coup d'aspirateur (mais il faudra de toute façon tout démonter pour nettoyer les pièces une à une).
Les pièces sont soigneusement rangées et toutes les vis retirées étiquettées. L'ensemble sera sous une bonne couverture pour passer l'hiver ...

Ensuite de retour en région parisienne, j'ai tout de même emporté un peu de travail : la réparation des touches mangées par les vers ! Pour refaire la partie arrière de la touche j'ai soigneusement découpé une encoche pour ajouter la partie manquante. En fait les vers ont fait un vrai festin et le bois est très vermoulu. Heureusement il existe aujourd'hui des produits durcisseurs à base de résine pour consolider ces parties très abimées. Il faut mettre du produit jusqu'à ce que le bois soit saturé. J'ai ensuite ajusté et collé les parties manquantes, réalisé les mortaises (elles seront ajustées sur place) et j'espère que cette dernière octave du clavier tiendra le coup ! Le durcisseur a été injecté à la seringue dans toutes les touches.

               
       



Travaux de 2018


Reprise des travaux le 3 mars 2018.
Examen du clavier et découverte d'une signature au tampon : Herbt. Johns, une date 6-2-87 et une signature au crayon. Cela confirme l'hypothèse de 1887 !



Semaine 1 :

Suite du démontage de la mécanique : coupleurs,  pilotins (avec rangement dans l'ordre), volets d'expression, barres de fermetures des registres, anches (au moyen d'un "reed puller" que je me suis fabriqué), nettoyage des soupapes, et couche de gomme laque sur le sommier (reed pan).

          

          

           

       

Semaine 2 :

Nettoyage à minima des anches (ultra-sons), remontage, changement des ressorts des barres de fermeture de registres, mise en oeuvre de la colle animale chaude pour collages des différents feutres à changer (mécanique des registres, barre de couverture des pilotins, barre d'action du grand-jeu).

           

       

Semaine 3 : 

Remise en place des pilotins, des volets d'expression, et restauration des coupleurs : démontage complet - dérouillage et nettoyage de tous les éléments bois ou métalliques - remise des feutres sous chaque pontet - remontage.
Un gros travail mais les photos avant/après montrent la nécessité de cette opération longue et minutieuse !

           

           

           


           

  


Semaine 4 : 

Remise en place des deux coupleurs, nettoyage du cadre du clavier, des pointes de guidage, changement des feutres, réparation des charnières de relevage des coupleurs, nettoyage de la commande des volets d'expression, remontage sur le sommier, et début du nettoyage du clavier.

         

          


Semaine 5 : 
Ponçage et lustrage des touches du clavier et démontage de la mécanique des registres.
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Pour mesurer le travail une petite comparaison avant / après !

       

Semaine 6 &7 : 
Fin de finition des touches du clavier (long travail !) et renforcement de la dernière octave fragilisée par les xylophages. Nettoyage et remontage de la mécanique des registres. Démontage des 11 tirants de registres, de leurs cames et de leurs feutres. Sauvegarde des étiquettes d'origine. Nettoyage, retouches de peinture noire, vernissage, ponçage et lustrage (à continuer !) de la planche des registres.

          

           

        
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La firme William Bell & Co.

Ce qui suit est à peu près tout ce que j'ai trouvé sur la Bell & Co sur internet.

La société était située à Guelph (près de Toronto), en Ontario, au Canada :


William Bell, directeur de cette célèbre fabrique d'orgues, est né à Dumfries, en Écosse, le 5 septembre 1833. Après ses études, lorsqu’il atteignit sa vingtième année, il décida de voir ce que la fortune lui réservait dans le nouveau monde. Il est arrivé à Toronto, mais n'a pas prolongé son séjour dans cette ville. Il décidait de partir à New York, et il y resta jusqu'en 1864, année au cours de laquelle il rendit visite à son frère Robert, qui avait commencé à fabriquer des melodeons à Guelph, en Ontario, au Canada.

Cette société a commencé ses activités en 1864 sous le nom de Bell Bros et était dirigée par les deux frères William et Robert Bell.
La société utilisait le dernier étage d'un vieil immeuble sur Upper Wyndham Street et produisait chaque semaine, avec seulement quelques ouvriers, un mélodeon « Diploma ». La photo ci-dessous montre un mélodeon Bell, Wood & Co, un des premiers instruments aspirants avec un seul jeu d'anches et ressemblant à un piano carré.


Robert se retire et William prend la direction en 1865 et fusionne avec Mc Leod, Wood & Co. en 1867 sous le nom de Bell, Wood & Co.

 

Plus tard, ils ont déménagé rue Carden et, en 1867, et ils produisaient une centaine d’instruments par an. Le nom W. Bell & Co. a été utilisé au moins dès 1871 lorsqu'une nouvelle usine de trois étages a été ouverte sur Market Square.

En 1881, une nouvelle usine est construite où près de 200 employés y produisaient annuellement 1200 melodeons et harmoniums, avec une importante exportation vers Londres, mais aussi jusqu'en Australie. En 1884, la production s'élevant à 26 000 instruments, Bell s'associa à son fils, W.J. Bell (1863-1925), à Mme W.B. Kennedy et à A.W. Alexander.

    

En 1888, son fils vendit l'entreprise à une société anglaise qui en changea le nom pour Bell Organ and Piano Co., Ltd. Dès lors commença la fabrication de pianos. La production atteignait 600 harmoniums et 200 pianos par mois.
William a pris sa retraite de Bell en octobre 1897.

En 1906 la production était encore de 6000 orgues par an. En 1907, le piano prenant plus d’importance, la compagnie changeait de nom en Bell Piano & Organ Co. Ils fabriquèrent une grande variété de modèles, dont le "Bellolian", un instrument à lecteur automatique, et détiendront le brevet sur le "Serophone", un dispositif qui donnait aux anches un caractère de tuyau en bois.

William Bell a été tué dans un accident de chemin de fer le 26 septembre 1912. Il avait 79 ans.

La production d'orgues a été interrompue en 1928 et l'usine a été vendue à John S. Dowling de Brantford puis revendue à nouveau en 1934 à Lesage Piano Co qui conserva la marque Bell.

 
Les numéros de série suivants sont répertoriés dans la base de la Reed Organ Society :

W.Bell & Co.
1883 - 22539,  1884 – 26000,    --->   le mien : 37 094 en 1887 (juin)

Bell Organ & Piano Co.
1889 - 47982,  1890 - 52239,  1892 - 60810 (janv),  1892 - 63416 (mai),  1892 - 65557 (nov),  1893 - 61997,  1894 - 64200,  1895 - 75440,  1896 - 77107,  1898 - 79932 (mai),  1898 - 80717 (juillet), 1898 - 82384 (oct),  1899 - 83690,  1900 - 89615 (janv),  1900 - 90602 (mars),  1902 - 96766,  1904 - 109092

Bell Piano & Organ Co.
1907 - 122817,   1919 - 124490

En rassemblant et en extrapolant ces numéros, on peut avoir une idée de la production (et ainsi estimer une date à partir d'un numéro de série) entre 1883 et1919.

 


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